Un peu d'Histoire...

Histoire

La Compagnie du Second Empire des Sapeurs et Artilleurs de Biercée, 14ième et dernière société admise par le comité Saint-Roch de Thuin, fut créée le 18 septembre 1989, Chemin de Maroëlles 28 à Thuin.
A cette date précise, Jean-Michel Fondu est entouré de Jean-Marie Danloy, Francis Dubois, Etienne Franc, Jacques Hannecart, Frédéric Henry, Jean-Noël Huart et Francis Lejeune, et devinrent dès lors, tous réputés fondateurs.
C'est en refusant l'"Establishment" notoire ainsi que les structures bien définies que la compagnie vit le jour!

L'esprit prédominant étant justement de faire prévaloir les notions de liberté et d'indépendance. Autrement dit, quiconque vient où, quand et comme il veut!

Il va de soi que le Corps d'Office ou Corps des Officiers, garantit la pérénité et le bon fonctionnement de la compagnie.
Chaque année, l’accès à un poste d’Officier se fait, en automne, par candidature écrite auprès du Secrétaire. Chaque marcheur adulte de l’exercice écoulé peut postuler un Office.
Le Corps d’Office descendant prend acte et se réunit en invitant les candidats. De cette assemblée sont issus, par préférence aux membres des pelotons, les Officiers de « l’année », qui signent le contrat de confiance. Ils cassent le verre lors de la cérémonie de « Passation des Places » avant l’exercice, en prélude à la Sainte Barbe et ensuite la Saint Roch.

Evolution



Evolution Effectifs marcheurs répartis en 7 pelotons: (*)= Fanfare.

 

1990 : 106
1997 : 148*
2004 : 173*
2011 : 199*
2018 : +200*
1991 : 128
1998 : 150*
2005 : 174*
2012 : 209*
1992 : 135
1999 : 145*
2006 : 172*
2013 : +200*
1993 : 134
2000 : 146*
2007 : 176*
2014 : +200*
1994 : 132
2001 : 151*
2008 : 181*
2015 : +200*
1995 : 130
2002 : 158*
2009 : 185*
2016 : +200*
1996 : 132
2003 : 167*
2010 : 191*
2017 : +200*



L'escorte, appelée compagnie, s'ouvre avec le sergent-sapeur suivi de la saperie. Derrière celle-ci se trouve souvent le tambour-major et la batterie (musique qui cadence le pas au son des fifres et des tambours), le porte-drapeau, le peloton des enfants, les vivandières, les canonniers, les grenadiers et les tromblons. Chaque compagnie se compose d'une cantinière pour servir à boire, d'un officier qui commande, ainsi que d'un tambour-major et d'une batterie. Un adjudant (terme resté de l'adjudant de camps) chapeaute l'ensemble de la compagnie. Il peut y avoir des variantes suivant les coutumes propre à chaque marche.
Les costumes dits du "Second Empire" date de la première armée belge de 1830. L'ensemble des uniformes représentés s'avère un véritable "bouillon de culture" issu de l'armée française, de l'armée belge et de notre Garde Civique.

Corps d'Office

 

  1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Adjudant  F. Lejeune  F. Lejeune  F. Lejeune  F. Lejeune  F. Lejeune  F. Lejeune  F. Lejeune  F. Lejeune  J.M. Fondu  J.M. Fondu  J.M. Fondu  J.M. Fondu  J.M. Fondu  J.M. Fondu A. Ruth A. Ruth A. Ruth A. Ruth F. Henry F. Henry F. Henry F. Henry F. Henry F. Henry F. Henry A. Petit A. Petit A. Petit A. Petit A. Petit
Adjt Intendant J-M. Danloy J-M. Danloy J-M. Danloy J-M. Danloy                     J-M. Fondu J-M. Fondu J-M. Fondu J-M. Fondu J-L. Luong J-L. Luong J-M. Fondu J-M. Fondu J-L. Luong J-L. Luong X. Derycke X. Derycke X. Derycke X. Derycke X. Derycke X. Derycke
Sgt Sapeur E. Franc E. Franc E. Franc E. Franc E. Franc J. Staes J. Staes J. Staes J. Staes J. Staes L. Goblet L. Goblet L. Goblet L. Goblet L. Goblet L. Goblet L. Goblet L. Goblet C. Ruth B. Spago B. Spago B. Spago B. Spago B. Spago B. Spago B. Spago C. Ghenne C. Ghenne C. Ghenne C. Ghenne
Tamb Major J-M. Fondu J-M. Fondu J-M. Fondu J-M. Fondu J-M. Fondu J-M. Fondu J-M. Fondu J-M. Fondu Th. Hecq Th. Hecq Th. Hecq Th. Hecq Th. Hecq Th. Hecq P-J. Fondu P-J. Fondu P-J. Fondu P-J. Fondu P-J. Fondu P-J. Fondu P-J. Fondu A. Goblet Th. Hecq Th. Hecq Th. Hecq Th. Hecq Th. Hecq C. Gauthy C. Gauthy C. Gauthy
Drapeau S. Visentini S. Visentini J-N. DehOn J-N. DehOn J-N. DehOn J-N. DehOn J-N. DehOn A. Ruth A. Ruth A. Ruth A. Ruth A. Ruth F. Damanet E. Ruth E. Ruth JP.Jankowiak JP.Jankowiak JP.Jankowiak JP.Jankowiak C. Bourgeois C. Bourgeois C. Bourgeois C. Bourgeois C. Bourgeois C. Bourgeois C. Bourgeois C. Bourgeois E. Ruth E. Ruth E. Ruth
Enfants                                     B.Lecomte B.Lecomte B.Lecomte B.Lecomte B.Lecomte B.Lecomte B.Lecomte B.Lecomte B.Lecomte B.Lecomte B.Lecomte B.Lecomte
Vivandière V. Henry M. Gillard M. Gillard M. Gillard M. Gillard M. Gillard M. Gillard M-P. Carlier M-P. Carlier M-P. Carlier G. Navez G. Navez G. Navez G. Navez F. Liebin F. Liebin F. Liebin F. Liebin F. Liebin F. Liebin F. Liebin F. Liebin C. Ravignon C. Ravignon C. Ravignon C. Ravignon C. Ravignon C. Ravignon C. Ravignon C. Ravignon
Canonnier         J-M. Danloy J-M. Danloy J-M. Danloy J-M. Danloy J-M. Danloy J-M. Danloy J-M. Danloy J-F. Breton J-F. Breton R. Robert C.Bourgeois O. Jouret Th.Vandenberghe Th.Vandenberghe Th.Vandenberghe Th.Vandenberghe P. Demanet P. Demanet P. Demanet P. Demanet X. Spitaels X. Spitaels X. Spitaels X. Spitaels X. Spitaels X. Spitaels
Grenadier F. Henry F. Henry F. Henry F. Henry F. Henry F. Henry F. Henry F. Henry F. Henry F.Damanet F.Damanet F.Damanet A. Ruth A. Ruth F. Pierret F. Pierret F. Pierret F. Pierret F. Pierret F. Pierret B. Belien B. Belien Q. Mairy Q. Mairy Q. Mairy Q. Mairy Q. Mairy Q. Mairy Q. Mairy Q. Mairy
Tromblon J-N. Huart J-N. Huart J-N. Huart J-N. Huart J-N. Huart J-N. Huart J-N. Huart J-P .Jankowiak J-P .Jankowiak J-P .Jankowiak J-P .Jankowiak J-P .Jankowiak J-P .Jankowiak J-P .Jankowiak A. Petit A. Petit A. Petit A. Petit A. Petit A. Petit A. Petit A. Petit A. Petit A. Petit A. Petit F. Dupuis F. Dupuis J. Caufriez J. Caufriez J. Caufriez
Major M. Libotte M. Libotte M. Libotte M. Libotte M. Volenne M. Volenne M. Volenne D. Roelants D. Roelants D. Roelants T. Govaerts T. Govaerts   P. Dahy                                
Secrétaire F. Lejeune F. Lejeune F. Lejeune F. Lejeune F. Lejeune J-M. Fondu J-M. Fondu J-M. Fondu A. Ruth A. Ruth A. Ruth A. Ruth A. Ruth A. Ruth A. Ruth A. Ruth A.Ruth/JM.Fondu A.Ruth/JM.Fondu J-M. Fondu J-M. Fondu J-M. Fondu J-M. Fondu J-M. Fondu J-M. Fondu J-M. Fondu J-M. Fondu J-M. Fondu J-M. Fondu F. Henry F. Henry
Trésorier J-M. Danloy J-M. Danloy J-M. Danloy J-M. Danloy J-M. Danloy J-M. Danloy J-M. Danloy J-M. Danloy G. Navez G. Navez G. Navez G. Navez G. Navez G. Navez J. Ghislain J. Ghislain J. Ghislain A. Plumat A. Plumat A. Plumat A. Plumat A. Plumat A. Plumat A. Plumat A. Plumat A. Plumat A. Plumat A. Plumat A. Plumat F. Dupuis
Relation Publique                                                  
F. Henry
F. Henry
F. Henry
F. Henry
Charroi    
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Léontine

Que dire sur ce canon que l'on prénomme "Léontine"?
Qu'il succéda à Octavie (1990-2001; c/o Mr. Octave Deschamps de Florennes) en 2002.
Il fut mis en fabrication par Thierry Hecq avec l’aide de J-F Breton, J-M Danloy, J-M Fondu, J-P Jankowiak et G Navez, et devint le canon patrimonial.
Léontine a été parrainée le 18 mai 2002 Avenue du Bel Horizon 3, à Thuin par Mr Paul Furlan de Biercée.
En savoir un peu plus sur ce joyau?
Le plus simple ne serait-il pas de lire le discours inaugural prononcé Par l'Adjudant Jean-Michel Fondu et parrainé par Mr. Paul Furlan, le Samedi 18 mai 2002 à 18.00 hrs, avenue du Bel Horizon 3, à Thuin?

Honni soit qui mal y pense.
Léontine se repointe…
Les Artilleurs ont un nouveau canon. Un nouveau canon ? Que voilà la bonne idée !
Et il tire ? Non !
Par St Roch, il ne peut pas tirer ? Est-ce dieu possible ?
Il ne peut pas tirer, mais il sait tirer. Nuance, chers amis !
Oui, il tire... Et c’est du tonnerre de dieu le père tout puissant ! Re-mar-qua-ble !
Non ce n’est pas une rumeur, du genre de celles qui nous montent parfois d’en bas, del Vaux…
Non, ô marcheurs, pas de baratineur, de bateleur ou de bignoleur chez nous !
Nous sommes simplement les Artilleurs avec notre canon. Et il tire !
Léontine, c’est son nom ! Du top niveau !
Mais attention, Prudence ! Il faut quand même rester les deux pieds sur terre…
Léontine a bon caractère, mais elle peut avoir le glaive vengeur et le bras séculier.
Un aigle pourrait fondre sur la vieille buse…
… ?
Non ce n’est pas une métaphore, c’est une périphrase…
Ah, fais pas « chier », reprend l’autre !
Cà,… c’est une métaphore !
Prudence donc ! Don’t forget it, my dears…
C’est curieux tout de même, chez les bistrots, ce besoin de faire des phrases…

C’est une vieille tradition de l’artillerie que de doter les canons, ces redoutables engins, d’un angélique prénom féminin. On se dédouane comme on peut !
Chez nous, l’ancien, c’était Octavie, une cousine à Bob Deschamps. Enfin presque…
Celui-ci, c’est Léontine. Bon comme le pain, franc comme l’or. Je le jure, foi de lutin, comme dit Jean-Marie.
Car Léontine n’est pas vraiment Léontine… Vous l’avez compris, Léontine c’est Jean-Marie…
Eh quoi ! Ce n’est pas parce qu’il y a de la neige sur le toit qu’il n’y a pas de feu dans la cheminée…
Il ne faudrait quand même pas prendre les Artilleurs pour des canards sauvages... Non plus !

L’idée de fabriquer un canon traînait depuis des mois. Oui, mais comment faire ?
A la Ste Barbe, le corps d’office crée une commission. Hé hé ! Vieille habitude dans nos contrées…
Un problème, vite on crée une commission… Eh hop ! Au frigo le canon !
Dynamité, dispersé, ventilé, enterré le canon…
Eh bien pas du tout !
Ce qui fut dit, fut fait !
Et le pipeur dit au pipé : -« cela se passe à la foire agricole de Libramont…. »
Mais ça, c’est une autre histoire… Revenons à notre commission.
Jean-Pierre, Jean François, Jean-Michel et Thierry , se mettent donc au travail.

Le premier, déjà spécialisé dans les tubes à résonance non-magnétique, déniche le fût. Du N 52 carboné.
Le deuxième, enquête, interroge, cherche mais surtout se demande combien de temps mettra le fût du canon pour se refroidir…
Le troisième tentera de réunir ce qui est épars, le tube, une plaque, un percuteur, la paire de roues, une cheminée, embarquant au passage la maison de transport en tous genres, Cruchot et Cie.
Le quatrième prendra en charge l’essieu et l’affût mais finalement…assemblera le tout.
Léontine commençait donc à prendre forme. Pourtant, il fallut se rendre à l’évidence : la commission comprenait un cinquième commissaire. Ou plutôt, une commissaire. Sa mission : la patience.
L’homme de l’affût avait en effet pris un tel goût à la chose que sans cesse, il tentait d’améliorer le modèle. La question du détonateur ? Ah, mais résolue en un quart d’heure !
Oui, mais le rayon d’action du canon… ? Et le berceau… ? Et le goupillon… ? Et l’écouvillon ?
Et la traction… ?
Alors, il a bossé pendant des heures et des heures, remettant sans cesse sur le métier, passant finalement, plus de temps dans son atelier avec Léontine qu’à la maison avec sa compagne.
You are the chief my dear ! Que Véronique soit ici remerciée de sa patience.
Ménagères, profitez de mon passage, comme dit Jean-Marie ! Léontine est là et bien là ! Elle vit !
Mais Jean-Marie dit aussi qu’une porte doit être ouverte ou fermée.
Eh bien, il est temps de l’ouvrir…

Monsieur le Bourgmestre, Mayeur,
Vous avez « élu »… domicile à Biercée et vous nous faites le plaisir ainsi que l’honneur de parrainer Léontine.
Nous le savons, bien entendu, à la St Roch les tirs de canon sont interdits.
Mais, le Président de la Marche, vous savez bien, celui qui, ô le bourreau, vous fait petite misère en vous racontant que selon la tradition la ville doit vous voir en un bel habit civil plutôt qu’en votre écarlate uniforme de zouave …eh quoi, il ne l’a pas encore déclarée ouverte cette marche St Roch !
Il ne le fera que cette nuit, après la retraite.
Dès lors, profitons-en ! Monsieur le Bourgmestre, je vous invite à tirer la première campe.
Plus tard, lorsque nous serons vieux, à la chandelle, nous nous souviendrons :
La veille de la St Roch 2002, c’est un zouave qui a tiré le premier coup avec Léontine ;
c’était le zouave du Pont de l’Bois ( oui, elle est facile…).
Il était de Biercée, c’était le mayeur…Le parrain. Il a inauguré Léontine…
Je vous en prie, Monsieur le Bourgmestre, en quelque sorte frère d’arme, tirez donc la 1ère campe.
Nous, nous allons porter notre première santé à la vôtre. Cantinière…
( surprise…ça rate…).
Ha !…Cantinière, un autre canon… de pom… pom… pom…. !


Jean-Marie,
Léontine c’est vous ! L’escorte dont vous êtes le fondateur a maintenant dix ans.
Et Léontine, le canon est là !
Plus question maintenant de vous débarasser du problème par un tonitruant « Voyez l’adjudant » !
A vos marques. Et remplissez vos offices…avec Léontine…
Nous, nous lèverons notre deuxième verre à votre santé en nous remémorant que :
- Heureux celui qui loin des soucis de la terre,
- Boit dans un grand verre et tire dans un petit canon,
- Mais Dieu pour punir les méchants,
- Fit les verres trop petits et… les canons trop grands !
Cantinière…Notre 2ème santé à Jean-Marie…


Jean-François,
Nous tous, ici présents, nous vous confions Léontine, le symbole de notre compagnie. A vous, à vos adjoints et à l’ escorte des canonniers qui fêtera demain sa dixième participation, en tant que telle, à la St Roch.
Prenez bien soin de Léontine. Et tant pis si son fût met un certain temps à refroidir !
Jean-François, officier au canon, à votre poste.
Faites-nous une belle décharge…
Cantinière…Notre 3ème santé aux canonniers...


Thierry,
La quatrième campe revient à l’artisan du canon.
Au tambour-major, soudeur, ajusteur, limeur, menuisier, mécanicien, ingénieur…
Tout le monde en est bien conscient, sans Thierry, Léontine n’en serait pas là.
Parti de rien il est arrivé quelque part...
La reconversion du tambour-major est maintenant toute tracée : fabricant de canons de campagne.
Notre compagnie était déjà Fournisseur de la Cour en haches de cuivre sapeurisé...
Si…Si ! Vous pouvez vérifier… Monseigneur Philippe ….
Qui sait, peut-être un jour deviendra-t-elle Fournisseur en canons de Cour..
Tambour-major, à votre batterie, mais cette fois de… canon.
Cantinière…Notre 4ème santé au tambour-major…


Geneviève,
Il est d’usage en notre bonne ville de remercier l’hôtesse qui nous accueille en lui faisant commander un tir.
Il est très rare de voir une femme tirer au canon, à part peut-être Madame Thatcher…
Mais chez les Artilleurs, nous ne sommes pas contre les femmes. Non !
Certains parodiant Guitry, ajouteront d’ailleurs sûrement « nous sommes même tout contre ».
Eh ! Ne sommes-nous pas le seul corps d’office d’Entre Sambre et Meuse où « règne » une femme officier ?
Dès lors que l’officier maîtresse de maison officie et nous tire la cinquième et dernière campe d’exception.
On pourra enfin dire : Madame Geneviève est officier d’artillerie… puisqu’elle tire au canon !
Cantinière…Notre 5ème santé à l’hôtesse…

Voici déjà l’heure...
Mais j’entends déjà Arnaud, notre secrétaire perpétuel, Cruchot l’éternel, s’exclamer :
- « ça y est, l’adjudant a encore avalé sa montre… ».
Comme d’habitude Cruchot ! Gerber l’adjudant – adjudant chef, Cruchot…garde à vous ! ... Hum, mes hommages… Madame la Colonelle…Gerber a avalé sa montre. Ah, il n’est de si belle compagnie qui ne se quitte un jour…Et nous devons maintenant fêter la nouvelle masse du sergent-sapeur Léopold. En l’arrosant. La masse…
Ensuite aura lieu le tir des campes de la ville.
L ‘officiel celui-là. Il y en aura neuf, à neuf heures.
Nous c’était à six heures… Il y en aura donc six.
Cette sixième et dernière campe sera celle de tous les artilleurs, à travers le tir d’ensemble des officiers. Symboliquement, ce sera celle de notre cohésion, de notre unité, de notre équipe. Tout un programme !
Cantinière… la dernière santé à toute l’escorte et à Léontine.
Léontine autour de laquelle va maintenant s’articuler toute la compagnie des Artilleurs.
Arnaud, Fabian, Léopold, Jean-Pierre et moi-même…feu…


J’ai dit.
Jean-Marie/Léontine ajouta :-« Belle pièce mon général ! ».

Contrat de confiance


Charte de 1990, révisée en 2001, 2004, 2006, 2007, 2008, 2016.

La Compagnie des Artilleurs de Biercée fondée le 18/09/1989, est une compagnie à pied, une et indivisible. Articulée autour de son Canon et de son Drapeau, elle marche à la St Roch à Thuin en uniforme traditionnel dit de 2d Empire et à la Ste Barbe.

Par principe, l’intérêt majeur est celui de la Compagnie et de tous ses membres.

Art 1 - Composition de la Compagnie :

1 Adjudant. Il commande la Compagnie en marche et accompagne la batterie à la retraite.
1 Officier Intendant accompagné de maximum deux adjoints. Secondant l’Adjudant, il gère pitances, nectars ainsi que le patrimoine.
1 Saperie de minimum 12 sapeurs hommes adultes, dirigée par le Sergent-Sapeur accompagné d’un Caporal- sapeur, d'un sous-officier de guérite et de maximum deux cantinières.
1 Batterie de fifres et de tambours (hommes) dirigée par le Tambour-Major accompagné d’une cantinière, d'un petit tambour-major éventuel et soutenue par une fanfare le dimanche de la Saint Roch au moins.
1 Escorte au seul Drapeau de la Compagnie, dirigée par l’Officier au Drapeau accompagné d’une cantinière.
1 Peloton d’enfants - garçons de 3 à 16 ans, filles de 3 à 12 ans en uniforme de voltigeur dit de 2ème empire, pantalon/jupe rouge - dirigé par un(e) Officier des Enfants adulte accompagné(e) d’un petit Officier de maximum 16 ans, de nounous suffisantes à la gestion du groupe ainsi que de maximum deux cantinières. Ce peloton prend place derrière l’escorte au Drapeau.
1 Vivanderie, de maximum 26 vivandières tout compris, dirigée par l’Officier 1ère Vivandière accompagnée d’une adjointe, d'une petite Officière entre 3 et 12 ans et de maximum deux cantinières.
1 Escorte au Canon (tracté) de minimum 12 tireurs hommes adultes, dirigée par l’Officier responsable du canon, accompagné de maximum trois sous-officiers et de deux cantinières.
1 Grenaderie de minimum 12 tireurs hommes adultes, dirigée par l’Officier Grenadier accompagné de maximum trois sous-officiers et de deux cantinières.
1 Guérite de tromblons de minimum 12 tireurs hommes adultes, dirigée par l’Officier Tromblon accompagné de maximum trois sous-officiers, de deux cantinières et une infirmière.
Et,s'il s'en trouve, un Major à cheval, Officier à fonction honorifique qui prend place alors devant le Canon.

Les cantinières porteuses d'alcool doivent être civilement majeures.

Les trois pelotons porteurs d'armes à feu sont limités chacun à 35 membres tout compris.


Art 2 -

Le Corps d’ Office ou Corps des Officiers est constitué par l’Adjudant, l’Officier d’Intendance, le Sergent-Sapeur, le Tambour-Major, l’Officier Porte-Drapeau, l’Officier des Enfants, l’Officier 1ère Vivandière, l’Officier Canonnier, l’Officier Grenadier et l’Officier Tromblon. C’est l’organe qui dirige la Compagnie. Il se réunit pour assurer en commun la gestion par détermination de ses membres et est présidé par l’Adjudant assisté d’un(e) secrétaire désigné en début d’exercice. Le (la) trésorier(e) est choisi(e) parmi les marcheurs. Le Major à cheval est invité à titre honorifique. Le Corps d’Office élargi comprend les Sous-Officiers.


Art 3 -

Chaque année, l’accès à un poste d’Officier se fait, en automne, par candidature écrite auprès du Secrétaire. Averti, tout marcheur adulte de l’exercice écoulé peut postuler un Office. Le Corps d’Office descendant prend acte et se réunit en présence des candidats. Le Corps d'Office descendant accrédite les Officiers de l'année à venir. Ceux-ci signent le contrat de confiance de l'Officier. Ils cassent le verre lors de la cérémonie de « Passation des Places » en prélude à la Ste Barbe et prennent fonction. en cas d'empêchement ou de manquement en cours d'exercice, la charge est remise au Corps d'Office qui statuera (par principe appel à candidature sauf urgence).


Art 4 -

Chaque Officier recrute son peloton pour un an et dispense la qualité de membre de la Compagnie. Il communique sans tarder la liste de ses marcheurs au Secrétaire. L’appartenance à la Compagnie est requise, sous la responsabilité de l’Officier lors de tout rassemblement ou mouvement. Chaque cantinière porte le chapeau, le baudrier et les verres de la Compagnie. Tout Officier descendant restitue le patrimoine compagnie et ses listes.


Art 5 -

Chaque Officier équipe son peloton en uniformes, armes, poudre, amorces et tout autre accessoire. Il effectue lui-même les paiements lui-même auprès des louageurs. Les dotations logistiques de Compagnie sont attribuées sur bases minimales et corrigées en fonction du nombre de membres présents aux manifestations. L’Officier 1ère Vivandière gère les tenues vivandières et nounous. Le sergent-sapeur, les tabliers et haches. Ils soldent les locations à la trésorerie.


Art 6 -

Chaque Officier prend part aux réunions du Corps d’Office et récolte les ressources nécessaires à l’ensemble de la Compagnie (collecte des cotisations, des repas…) et les transmet à la trésorerie ou à l’Intendance. Il veille attentivement à une consommation raisonnables de l’alcool commun lors des mouvements.


Art 7 -

Selon l’usage, les prestations inhérentes à la seule batterie relèvent du Tambour-Major qui les organise.


Art 8 -

L’absence de dignité, toutes violences tant verbales que physiques, les « errances » répétées en cours de mouvement de tout membre quel qu’il soit, appellent le fait déterminé la perte de la qualité de membre. Chaque Officier peut prononcer une mise à l’écart temporaire sur le terrain.


Art 9 -

L’Officier contrevenant aux exigences de ce contrat perd, le fait déterminé, sa qualité d’Officier.


Art 10 -

Tout ce qui n'est pas prévu ci-dessus est de la seule compétence du Corps d'Office.

 

Memento



MEMENTO DU MARCHEUR
Adopté le 15/02/2008
THUIN
Grande Marche Militaire Saint Roch, s'inscrivant dans le folklore des marches d'Entre Sambre et Meuse.
 
LA COMPAGNIE DES SAPEURS ET ARTILLEURS DE BIERCEE.
Compagnie de type Entre Sambre et Meuse. 14ème et ultime société autorisée par le Comité St Roch (1990).
 
Les fondateurs de la Compagnie de Biercée, à l’encontre de certains usages thudiniens, ont voulu une société indépendante, originale, ouverte et populaire, une société permettant à chacun(e), sans aucune référence au statut social ou financier, de participer, en toute convivialité et dans le respect de ses convictions, à une marche militaire d'Entre Sambre et Meuse dans les conditions financières les plus accessibles (une participation minimale et la location de l’uniforme à prix coûtant). La mission première de tous, Officiers et Marcheurs, est d’en conserver et d’en transmettre le caractère. Le Contrat de Confiance d’Officier, document fondateur, et le Memento du Marcheur indiquent dans cette perspective les modalités et devoirs des Officiers et Marcheurs.

1 - LA COMPAGNIE.

Faite de pelotons diversifiés, elle n’est pas une fédération de pelotons car elle est une et indivisible.
Elle existe et se perpétue par son Corps d'Office. L’autorité et l’organisation de la Compagnie sont en effet propres au Corps d’Office – et à lui seul - qui est investi chaque année par son prédécesseur comme prévu par la Charte de l’Officier. Chaque marcheur de la Compagnie est libre, d’où qu’il soit, de se déterminer comme Officier potentiel pour l'année suivante. L’investiture est l’engagement aux devoirs de la Charte de l’Officier et ne relève ni de la cooptation ni de l’élection, pas plus que de l’ancienneté ou de la force de l’habitude.

2 - LE CORPS D’OFFICE ou Corps des Officiers.

C’est l’organe de décision. C’est un Collège. Le Corps d’Office prend d’abord l'engagement - libre et déterministe - d'assurer une St Roch aux marcheurs souscrivant à l'esprit Compagnie. Ensemble, les Officiers décident donc à cet effet l’organisation de la Compagnie entière. Une autonomie ponctuelle au sein d’un peloton (par ex. : organisation d’une activité au nom d’un peloton, ajout ou modification à l’uniforme, …) se décide également en Corps d’Office. Ensuite, chaque Officier de peloton gère « son office » particulier.

3 - LE MARCHEUR .

Le marcheur acceptant l’ordonnance globale de la Compagnie est recruté et/ou reconduit chaque année au sein d’un peloton par l’Officier en charge, dans la Grande Marche Militaire Saint Roch à Thuin ou à la Sainte Barbe de la Compagnie des Sapeurs et Artilleurs de Biercée.
Ce marcheur (il ou elle) s’engage simplement alors à marcher dignement suivant les ordres et commandements de l'Officier du peloton et sous l’autorité de l’Adjudant qui coordonne la Compagnie, sous peine s’il (elle) y contrevenait, de perdre la qualité de membre de la Compagnie des Sapeurs et Artilleurs de Biercée.

Photos

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Inauguration de Léontine
Inauguration de Léontine
Par son parrain Mr. Furlan
Photo officielle, annonçant la Saint Roch
Je l'espère vivement...